CHIFFRES DU CHÔMAGE

La précarité comme legs de Hollande à Macron

mercredi 24 mai 2017

Les chiffres du chômage du mois d’avril 2017 confirment les tendances lourdes de ces derniers mois : une forme de stabilisation en dents de scie pour le chômage total à un niveau très élevé et l’accroissement de la précarité pour des millions de travailleurs.
Ainsi la catégorie A (personnes au chômage total dans le mois) connaît une baisse de 1% en France métropolitaine avec 3471800 personnes et une quasi-stabilité sur 3 mois, soit une augmentation de +0.1%. En cinq ans, les politiques d’austérité n’ont pas empêché la destruction de l’emploi stable.
Dans les catégories B et C (personnes ayant travaillé moins ou plus de 78 heures dans le mois, c’est-à-dire alternant petits boulots et chômage), le cap des 2 millions d’inscrits est durablement franchi depuis le début d’année 2017. Ainsi, ils sont au total 2 063 200 en avril, soit une hausse de 2.2% sur 1 mois. Ce sont les victimes de la double peine : petits boulots et allocations en baisse une nouvelle fois avec la convention Unedic étendue, in extremis, la veille du second tour.
Le chômage de longue durée continue d’être un fléau qui met en lumière l’absurdité des politiques de culpabilisation des salariés privés d’emploi, notamment les plus de 50 ans.
L’obligation d’accepter des offres d’emploi, dont beaucoup sont illégales, est un chantage pour recycler la même vieille recette : préparer des radiations à défaut de créer des emplois.
Le total des catégories ABCDE montre donc que plus 6 255 900 de personnes recherchent du travail. Elles ne veulent ni être insultées, ni endosser la responsabilité de leur mise au chômage.
C’est au pouvoir de mener la politique qui crée les emplois ! La CGT soutient les travailleurs, avec ou sans emploi, et défend des propositions pour une relance de l’activité et le maintien du Service public.

Montreuil, le 24 mai 2017

ATTENTAT À MANCHESTER

Solidarité avec le peuple britannique

mardi 23 mai 2017

La CGT tient à exprimer sa vive émotion ainsi que son entière solidarité avec les syndicats TUC et le peuple britanniques alors que le Royaume-Uni a été une nouvelle fois endeuillé, hier, par un acte barbare qui a fait au moins une vingtaine de morts et des dizaines de blessés dans une salle de concert à Manchester.
La CGT transmet ses sincères condoléances aux familles des victimes accompagnées de ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Cette attaque meurtrière nous rappelle à toutes et tous notre devoir de soutenir et partager les valeurs de démocratie, de solidarité et de paix.
Seul le respect de la démocratie peut servir de bouclier face à la barbarie afin de conquérir une paix durable partout dans le monde.

Montreuil, le 23 mai 2017

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

8 mars 2017

Message du Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres

 

Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme. Mais en ces temps troublés, alors que le monde devient plus imprévisible et chaotique, les femmes et les filles voient leurs droits remis en question, limités ou réduits.

Le seul moyen de protéger les droits des femmes et des filles et de leur permettre de s’épanouir pleinement, c’est de les autonomiser.

Les déséquilibres qui caractérisent depuis toujours les relations de pouvoir entre hommes et femmes, encore aggravés par l’accroissement des inégalités au sein de la société et entre pays, exposent les femmes et les filles à davantage de discrimination. Dans le monde entier, les traditions, les valeurs culturelles et les religions sont utilisées comme des prétextes pour s’attaquer aux droits des femmes, institutionnaliser le sexisme et défendre des pratiques misogynes.

Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Ainsi, leur droit de décision concernant leur propre corps est remis en question et attaqué. Les femmes sont par ailleurs souvent la cible de tentatives d’intimidation et de harcèlement aussi bien dans le cyberespace que dans la vie réelle. Dans les cas les plus graves, des extrémistes et des terroristes édifient leurs idéologies sur l’idée de la domination des femmes et des filles, qu’ils vouent aux violences sexuelles et sexistes, au mariage forcé et au quasi-esclavage.

Malgré quelques progrès, ce sont les hommes qui occupent presque toutes les positions de pouvoir, et l’écart économique entre hommes et femmes est en train de se creuser, sur fond de mentalités arriérées et de machisme ambiant. Cela ne peut plus durer et nous devons donner aux femmes les moyens d’agir à tous les niveaux et leur permettre de faire entendre leur voix et de maîtriser leurs propres vies et l’avenir de la planète.

En plus d’être répréhensible sur le plan moral, le fait de ne pas respecter les droits des femmes et des filles a de graves répercussions sur les plans économique et social, qui sont contraires à l’intérêt commun. L’égalité des sexes est porteuse de changements essentiels au bon fonctionnement des collectivités, des sociétés et des économies.

L’accès des femmes à l’éducation et aux services de santé a sur leur famille et les communautés dans lesquelles elles vivent des retombées positives qui s’étendront aux générations futures. Une année de scolarisation supplémentaire peut se traduire par une augmentation allant jusqu’à 25 % du revenu qu’une fille pourra toucher quand elle aura atteint l’âge adulte.

La pleine participation des femmes à la population active offre des occasions sans précédent et est porteuse de croissance. Si l’on parvenait à combler l’écart existant entre hommes et femmes en matière d’emploi, on pourrait augmenter le PIB mondial de 12 milliards de dollars d’ici à 2025. De même, si l’on accroît la proportion de femmes dans les institutions publiques, on aura l’assurance que celles-ci seront plus représentatives, mais ce sera aussi un gage d’innovation et d’amélioration de la prise de décisions dans l’intérêt de la société dans son ensemble.

L’égalité des sexes est d’une importance cruciale pour le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le plan mondial que les dirigeants de tous les pays ont accepté d’appliquer pour relever les défis du monde contemporain. L’objectif de développement durable no 5 a trait spécifiquement à la réalisation de l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, qui revêtent une importance fondamentale pour que puissent être atteints les 17 objectifs de développement durable dans leur intégralité.

Je compte faire en sorte que davantage de femmes participent à notre action dans les domaines de la paix et de la sécurité. Le travail des négociatrices augmente les chances de parvenir à une paix durable et la présence de femmes parmi les soldats de la paix vient limiter les risques d’exploitation et d’atteintes sexuelles.

Pour ce qui est de l’Organisation des Nations Unies, je suis en train de donner des orientations claires assorties d’objectifs précis pour que la parité devienne réalité dans tout le système et pour faire en sorte que l’Organisation représente véritablement ceux qu’elle sert. Les cibles fixées par le passé n’ont pas été atteintes. Il est temps de joindre les actes à la parole.

En cette Journée internationale de la femme, nous devons nous engager à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour en finir avec les préjugés éculés, encourager la mobilisation et le militantisme et promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Industrie

La CGT dénonce la vente des activités générique et façonnage de Sanofi

vendredi 24 février 2017

Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, Sud chimie, dénoncent dans un communiqué les annonces du directeur général de Sanofi, Olivier Brandicourt, faites lors d’un comité de groupe extraordinaire ce 23 février. Il a annoncé un projet de vente de Cepia, l’activité de façonnage qui représente 30 % de l’activité totale de Sanofi. « Cette activité, au cœur de l’industriel du groupe Sanofi, tant pour la chimie et la pharmacie, maillage du groupe sur le territoire, ne peut disparaitre sans conséquences lourdes pour l’industrie pharmaceutique française », se sont alarmés la FNIC-CGT et CGT-Sanofi. Dans le même temps, Olivier Brandicourt a annoncé la vente de l’activité Zentiva, soit l’activité générique en Europe. « La direction a déclaré que l’avenir sera la biotechnologie, mais que l’investissement industriel ne se fera pas en France », a dénoncé l’intersyndicale. Plusieurs dizaines de militants syndicaux étaient présents devant le siège, pour dénoncer la stratégie de démantèlement de l’industriel de Sanofi en France. « La vente de Zentiva est actée mais elle n’est pas effective, elle pourrait intervenir en 2018. Concernant Cepia, la direction tourne autour du pot. La direction nous dit chercher une solution pour le vrac, mais dans les faits ils ont réuni les activités des sites Vertolaye, Elbeuf et Hongrie dans une seule et même entité, pour mieux les céder », explique Didier Bodin, coordonnateur CGT à Sanofi.
Dans une lettre du 10 février dernier adressée à la représentation nationale, l’intersyndicale de Sanofi s’alarme des conséquences sur l’emploi de pareilles restructurations : « Les annonces de cession d’activités nous inquiètent fortement quant au devenir du potentiel scientifique et industriel de Sanofi dans notre pays. La cession de l’activité de santé animale Merial, la cession prévue des génériques en Europe (Zentiva), ainsi que celle de la production chimique et la vente de principes actifs pour les tiers nommé Cepia, vont impacter directement plusieurs milliers de salariés et partiellement ou totalement l’ensemble des activités de Sanofi en France », écrivent-ils. Tout en promettant de combattre cette politique qui condamne à terme l’industrie pharmaceutique française.